Les aventures d'une star, par Kitiara Ardavent.

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Les aventures d'une star, par Kitiara Ardavent.

Message  Lunedor le Mar 22 Jan - 1:27

Exploration du domaine de Kernasköl (Conteur : Ludo)
Personnages : Rolf (Florian), Sorn (1001), Muslim (Naev), Kitiara Ardavent (moi)


Nous allons partir pour le domaine de Kernasköl à la demande du Conseil de la Porte aux Dragons. Nous sommes seulement quatre à partir : Muslim, Rolf, Sorn et moi. Des compagnons que je ne connais pas beaucoup. Drôle d'expédition pour le coup. Peut-être le conseil n'a-t-il pas suffisamment de gens courageux sous la main pour partir explorer de nouveaux domaines ?

Nous nous rassemblons sur la place centrale. Le spectre étrange qui se fait appeler le Gardien apparaît et nous ouvre le portail avec les runes que nous lui désignons. Une suite de runes qui, d'après ce que j'ai compris, provient de carnets de voyage d'un certain Socrate. Je ne sais absolument pas de qui il s'agit. Le portail donne directement sur une représentation picturale, sûrement peinte sur un mur, qui représente un dragon aux écailles vertes sur un pic rocheux.

Alors que je passe le portail, je me retrouve aussitôt avec de l'eau jusqu'aux genoux. Une eau qui doit être bien froide vu l'air ambiant. Heureusement mes hautes bottes me protègent de la froideur. Je jette aussitôt un coup d'œil autour de moi. En face il y a donc la fresque avec un dragon. Des humains sont représentés à côté de lui et ils ne sont pas bien grands -tout du moins si l'échelle est bien respectée-. Derrière moi se trouve la borne pour activer le portail par lequel nous venons d'arriver. Les runes d'activation sont dissimulées dans un tableau, celui d'une belle vallée verdoyante entourée de hautes montagnes. Sur l'un des côtés se trouve une cavité naturelle mais celle-ci plonge très vite sous les eaux et de l'autre se tient une grande porte métallique encadrée par deux plus petites et principalement faites de bois.

Je vais tester la solidité des deux petites portes. L'une d'elle est un peu bancale à mon goût. Je le signale aux autres et Rolf s’empresse de la défoncer à grands coups d’épaule avec une joie non feinte. Quel bourrin… Mais derrière il n’y a pas grand-chose, juste un couloir qui descend en pente douce et se retrouve donc, au bout de quelques mètres, complètement sous l’eau.

Muslim reste figé devant la grande fresque murale avec le dragon, comme fasciné. C’est vrai que la créature est impressionnante mais probablement issue de l’imaginaire de l’artiste. Moi et les autres allons du côté de la grande porte métallique pour l’observer plus en détails. Sorn affirme que la clé est encore dans la serrure… mais du mauvais côté du coup. Ce qui n’est pas très arrangeant pour nous. Muslim, probablement un peu paranoïaque dit qu’il entend des bruits provenant de derrière, des bruits étranges. Alors que c’est une simple bestiole qui doit les produire.

Du coup on s’attèle à ouvrir la deuxième porte. Rolf tente la même technique que pour l’autre, mais celle-ci, bien plus robuste, ne cède pas sous ses assauts. C’est donc Muslim qui l’ouvre… bien qu’il se défende de l’avoir crocheté… Mouais… A d’autres…

Derrière un couloir qui monte. De temps à autre des marches ponctuent l’ascension.

Après une longue montée, de plusieurs minutes, nous arrivons devant un éboulis de rochers. Moi et Rolf nous commençons à dégager le passage tandis que Muslim nous éclaire. Par contre Sorn ne branle rien du tout… Peut-on vraiment se fier à lui ?

Alors que nous avons retiré pas mal de caillasses la lumière du jour perce l’obscurité. Par la petite ouverture nous apercevons une belle montagne. Il nous faut quelques instants supplémentaires pour créer un passage et sortir. Et là la vue est bien moins belle. Un vaste merdier est répandu sur le sol. Du bric-à-brac, des restes d’animaux, des excréments…

Le plateau où nous nous trouvons surplombe un chemin. Et sur le chemin en question deux créatures bizarres avec un gros nez se battent. Je les interpelle et elles fuient. C’est des animaux ou des créatures pensantes ? En tous cas ils sont laids. Mais alors qu’une créature volante passe devant nous avec une de ces bestioles au gros nez juchée dessus, j’entends « un chat ! un chat ! », qui me fait douter d’être en présence de simples animaux.

Des créatures reviennent vers notre position au moment où nous nous interrogeons sur la suite des évènements. Puis elles détalent de nouveau quand Rolf dit « Salut ! ».
C’est à cet instant que nous découvrons que le sentier qui passe non loin converge des deux côtés pour remonter vers les hauteurs. Le haut de la montagne est garni de multiples terriers et d’une imposante tour aux créneaux aiguisés.

Les créatures se rassemblent au centre d’une place un peu plus haut, au milieu de tous les terriers et j’aperçois une de ces bestioles avec une couronne sur la tête. Puis les créatures redescendent vers nous en agitant… des frondes. Sympa l’accueil…

Je me plaque contre une paroi pour éviter les tirs de pierres. Muslim tente de communiquer avec les sauvageons que, pour le moment, j’ai décidé d’appeler les Gros Pifs.
Deux Gros Pifs portent leur « roi » jusqu’à nous, tout en restant menaçant avec leurs « guerriers » armés de frondes.

Je suis surprise au moment où le leader supposé des bestioles s’adresse à nous. Il dit s’appeler Alf et être le roi des alfs… Ouais… j’préfère Gros Pifs en fait… Cela fait plus varié.

Je questionne Alf sur les humains du coin et sur le dragon. Il dit que les humains sont partis… tués par la montée soudaine des eaux. D’ailleurs, c’est vrai qu’en imaginant le paysage actuel avec moins d’eau cela ressemble beaucoup à la vallée entourée de hautes montagnes qu’il y avait juste en face de l’ouverture du portail. Quant au dragon, il ne sait rien sur lui.

Alf nous invite à sa tour. Juste à l’extérieur de celle-ci se trouve un trône. Alf bouffe un chat cru avec un appétit féroce et… écœurant. Seul Muslim dédaigne manger un bout de chat pour « faire coutume ». Puis il tente de négocier avec l’ersatz de roi. Muslim lui offre un couteau et notre hôte, sûrement un brin idiot, lui remet sa couronne. Mais il la reprend aussitôt quand il apprend que le manche du couteau est en corne de chèvre. Un animal maudit semble-t-il…

Muslim persévère tout de même et change un peu de sujet le temps de recadrer Alf. Alf parle alors des « bridés »… de petits bonhommes vivants sur l’eau dont il veut se débarrasser. Enfin que nous le débarrassions d’eux en échange de consentir à « ne pas nous manger ». Hein ? Mais elle se prend pour qui la peluche sur pattes ?

Finalement Muslim récupère la couronne pour se rendre dans les profondeurs. Le « roi » enfile alors une couronne encore plus grosse que la précédente. Le visage de Muslim est assez comique à cet instant.

Puis nous redescendons de là d’où nous venons, avec tous les Gros Pifs sur les talons.

En bas, alors que Muslim s’affaire sur la grosse porte métallique, les Gros Pifs s’agitent et repartent en courant vers la surface en criant « crocohydre »… Hein ? Foutues bestioles incapables de communiquer clairement.

C’est à ce moment qu’une créature jaillit hors de l’eau. C’est un crocodile à trois têtes. Rolf lui saute dessus sans réfléchir. Courageux bien qu’impulsif. Pour ma part je commence à la jauger, observer comment elle bouge. Mais mon attention est attirée par un cri, celui de Muslim.

Je me retourne aussitôt. Une main griffue tente d’agripper le marchand/filou alors que celui-ci pousse de tout son poids sur la porte pour la refermer. Je lance mon fouet vers cette main en activant mon pacte de l’Acier. Mon arme s’allonge et vient percuter la cible sans trop l’endommager.

Puis la porte s’ouvre. Des yeux rougeoient dans l’obscurité. Je commence à avancer sur le mort-vivant mais Muslim sort les armes de manière inconsidérée et se retrouve la cible d’une attaque de la créature. Il s’écroule dans l’eau et la torche qu’il tenait s’éteint. Une longue lutte s’engage entre moi et le mort armuré d’une solide armure en écailles de dragon rouge -enfin cela y ressemble-, et je dois faire vite car Muslim ne tiendra pas longtemps immergé dans l’eau.

C’est sans compter que la créature se révèle être un redoutable adversaire, dans des conditions particulièrement pénibles pour se mouvoir et agir. Sa lame pénètre d’ailleurs ma jambe sur une esquive manquée. Heureusement Rolf et Sorn -qui vient d’où je ne sais où- arrivent dans la mêlée et nous mettons l’horrible monstre à terre.

Muslim est trop gravement blessé pour continuer l’exploration de ce domaine et il nous faut retourner à la Porte aux Dragons pour le faire soigner par un médecin compétent. Je réactive la borne -comme on me l’a montré- et nous rentrons.
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Re: Les aventures d'une star, par Kitiara Ardavent.

Message  Lunedor le Ven 14 Juin - 17:41

La Brume Rouge
Domaine de la Forêt Noire (Christophe)

Nous sommes sur le domaine de la Forêt Noire depuis quelques heures. Tout cela à cause d’une histoire de disparitions bien mystérieuses. Sal’Ath, un citoyen de la Porte, a rapporté au Conseil la disparition de ses compagnons alors qu’ils escortaient un certain Salvatar Bariol qui ramenait le corps du premier meurtrier de la Porte à son château, le château Ashenback, dirigée actuellement par la baronne Elisabeth Ashenback.

Nous sommes à un point haut, à quelques kilomètres de la borne pour nous ramener à la Porte aux Dragons. Une gigantesque forêt bien dense s’étale devant nos yeux. Et une pluie drue nous souhaite la bienvenue. Je regarde mes compagnons qui tentent tant bien que mal de s’en protéger. Il y a donc Sal’Ath, un jeune éclaireur, Tristan un combattant furtif aux nombreuses allusions graveleuses et Cyrielle, une jeune duelliste qui semble posséder une très haute estime d’elle-même, pour ne pas dire un brin hautaine. Mais cette dernière à l’avantage de rentrer dans le lard des deux gars quand ils balancent des remarques salaces. C’est divertissant.

Nous entrons dans un village en cendres. Des bûchers sont présents et de nombreux corps à peine brûlés s’y trouvent entassés. C’est une vision des plus macabres. Jeunes, femmes, hommes, vieillards, enfants, personne n’a été épargné. Sal’Ath nous parle du village. Il aurait assisté à l’attaque avec ses compagnons, les fameux disparus que nous recherchons. L’éclaireur dit que des types avec des engins à poudre sont responsables de l’attaque.  Il part dans des explications embrouillées sur la fille du forgeron qu’ils auraient secourue. Et c’est là que Sal’Ath aurait perdu la traces de ses comparses.

Alors que nous faisons le tour du village, Cyrielle ressort d’une maison avec le corps d’une jeune gamine de huit ans dans le bras. Pauvre fillette. Nous tâchons de lui faire une sépulture décente.

Ensuite nous nous installons dans une baraque. Les meurtres ont dû être d’une brutalité sans égale quand on voit le sang sur les murs et l’état des pièces en général. Nous remettons un peu d’ordre pour nous installer pour la nuit. Tristan décide de faire le premier tour de garde, dehors et sous la pluie. Une drôle d’idée… mais c’est son problème.

La nuit s’est passée calmement. Nous repartons guidés par Sal’Ath. Il nous fait emprunter un chemin sur le bord de la route principale. Notre guide baratine un charabia incompréhensible à propos d’un trou de grande taille sur la voie principale. Ses compagnons et lui auraient planqué là un cercueil pour éviter les loups. Hein ???

Après sept heures de marche (contre cinq annoncée), notre « guide » nous amène jusqu’à un petit cours d’eau de l’autre côté duquel se trouve les restes d’un campement et les cadavres décharnés de soldats aux tabards marqués d’un aigle noir. Sal’Ath raconte alors que lui et ses compagnons ont combattu ici… Putain ce que je déteste sa manière de raconter les choses au fur et à mesure. Surtout qu’il finit par se rappeler que c’est ici qu’ils ont secouru la fille du forgeron, et pas au village. Putain, comment un éclaireur peut-il avoir une aussi mauvaise mémoire.

Alors que nous inspectons le campement, Sal’Ath désigne un grand type mort. Il dit que c’est le « fils du diable »… puis d’un rendez-vous avec ce fameux Diable. J’arrête d’essayer de comprendre de quoi il cause, j’en ai mal à la tête.

Nous réempruntons le sentier par lequel nous sommes arrivés jusqu’ici, malgré la bonne volonté de notre éclaireur de nous trouver un raccourci vers la route principale. Il vaut mieux parfois choisir un chemin sûr, qu’un chemin douteux.

Nous regagnons la large piste et nous nous engouffrons dans la vallée. La pluie bat encore bien fort.  Et, alors que nous nous interrogeons sur l’endroit où passer la nuit alors que celle-ci est déjà bien entamée, nous apercevons une lumière un peu plus loin sur le chemin. Nous nous en rapprochons. Par chance il s’agit d’une ferme entourée d’une palissade de bois. Une enseigne indéchiffrable se trouve au-dessus de la porte d’entrée du bâtiment principal.

Devant la grille, alors que Tristan est déjà en train de l’ouvrir, un jeune gamin nous interpelle. Je demande si des voyageurs sont les bienvenus et il nous dit d’entrer. Qu’il reste même une chambre pour la nuit. Nous sommes devant l’auberge du Griffon tenue par le père de Niklauss (le jeune gamin) : Herr Brauer.

Une fois à l’intérieur le patron nous accueille chaleureusement et nous invite à la seule table libre de la pièce principale. Les trois autres sont prises chacune par un seul homme. Un de taille moyenne avec de fines moustaches, une tenue de voyage et plein de sacoches à ses pieds, un autre ressemble à un homme d’armes ou un mercenaire avec sa carrure impressionnante et son plastron de métal, et à la dernière est installée un grand type bedonnant, le visage largement rougi par l’alcool.

Gerda, la fille du patron, vient nous servir un délicieux ragoût de sanglier avec … des glands. Pas convaincue par le fait que les glands soient comestibles, je les laisse sur le côté de mon assiette. Puis le patron vient nous proposer une bouteille de vin que nous acceptons avec joie après toute la pluie que nous nous sommes pris sur le coin de la tronche. Mais le vin  est dégueulasse, tout juste bon à faire du vinaigre.

Le gros enivré me lance quelques regards lubriques et des clins d’œil insistants en levant son verre en direction de notre table. Cyrielle s’en fâche. Moi je trouve juste cela un peu pathétique mais au moins c’est distrayant.

Un peu plus tard, alors que tous les autres clients sont montés se coucher, nous interrogeons l’aubergiste sur de récents voyageurs, les gens que nous recherchons. Le patron se souvient d’un très grand type à l’accent bizarre qui est venu demander des provisions en compagnie d’un noble dont la description correspond à Salvatar… enfin tout cela d’après Sal’Ath… il faut peut-être y mettre un petit bémol.

Puis je demande à Herr Brauer si le château d’Ashenback est encore loin. Il me dit qu’il doit se situer à une journée de cheval de sa ferme. Puis je l’interroge sur le symbole de l’armée du coin. Il s’agit d’un ours redressé, rien à voir donc avec l’aigle noir. Le patron nous dit que ce symbole appartient aux troupes du capitaine Falken, un type qui assure « l’ordre » dans le coin. Hummm… Soit il fait son boulot avec un zèle sans mesure, soit il a oublié son devoir.

Gerda nous guide vers la chambre qui dispose de deux lits. Tristan et Sal’Ath, par courtoisie un brin forcée, décident de rester en bas.

Au cœur de la nuit un cri me réveille. Cela doit être l’ivrogne qui vient d’émerger. Mais, incapable de me rendormir aussitôt, je reste un moment éveillée. J’entends alors une porte qui s’ouvre. Je commence à me rhabiller. Mais un bruit sourd se fait entendre rapidement. Je ne prends pas la peine d’enfiler mon haut et je file à la porte pour l’entrouvrir. Je vois alors une forme qui traine un corps dans l’obscurité. Puis j’aperçois Tristan qui se lance sur la forme en avant. Je jaillie alors et je lance mon fouet. Je ne connais pas bien Tristan mais il doit avoir des raisons d’attaquer ce type.

Tristan impacte le type dans le couloir et il le soulève au-dessus du sol. Puis, alors que j’ai stoppé mon coup dans son élan, Tristan s’écroule au sol les mains sur la gorge. Putain, la chose en face de moi ne peut pas être humaine. On ne se fait pas transpercer de part en part sans en pâtir lourdement.

La créature se retourne. Mon épée-fouet s’élance de nouveau vers elle, son regard rouge flamboyant croise le mien. Mais mon arme la manque alors qu’elle bondie à l’angle du couloir. Cyrielle sort de la chambre en tenue de nuit. Elle fonce derrière la créature tandis que j’inspecte rapidement Tristan et l’autre type à terre qui n’est autre que Sal’Ath avant de me lancer derrière elle.

Cyrielle est dans l’entrée d’une autre chambre, celle du mercenaire, où la créature est en train d’affronter ce dernier qui se défend sans trop savoir contre quoi. Il n’y a plus beaucoup de place pour combattre. Je glisse entre les jambes de Cyrielle et je lance mon épée-fouet vers la bête folle de sang. Mon coup surprend le monstre qui se retrouve tranché en deux au niveau du bassin. Le sang gicle sur le sol et forme une vraie nappe sur le plancher.

Quelques instants après la fin du combat une brume rouge apparaît dans la pièce. Le mercenaire commence à hurler. Il tente de se défaire de la brume comme si celle-ci lui résistait physiquement. Il tente de la chasser, donne des coups d’épée frénétiques qui nous empêche de lui porter assistance. Cyrielle quitte la pièce. Je fais de même en poussant sur mes mains et mes pieds. Je vois alors la brume rentrer dans le corps du mercenaire qui s’écroule par terre malgré les efforts de Cyrielle qui tente d’aider le type avec un étrange mouvement de lame qui produit un courant d’air violent.

Le mercenaire tombe au sol. J’entre à nouveau dans la chambre et je pointe ma lame sur sa gorge. Il ouvre bientôt les yeux. Ils ont une teinte rougeâtre. J’appuie brutalement et une partie de sa gorge est arrachée par le coup mais il se relève tout de même. Impressionnant.

Je détale de la pièce mais je fais attention à ce que la créature me suive. Je hurle à Cyrielle de s’occupe des autres et je cours vers ma chambre. J’ai juste le temps de voir la créature attraper un paquet de documents avant de la perdre de vue. Etrange.

La créature me suit. Sur le chemin vers la chambre je croise Sil’Ath à moitié conscient et assis contre un mur. Il louche un moment sur ma poitrine dénudée alors que je lui dis de rester planqué. J’arrive dans ma chambre. J’attrape une couverture et je plonge au travers de la fenêtre. J’atterrie sans trop de mal dans la boue et dans l’obscurité, sous une pleine qui n’a jamais cessé.

Dans l’encadrement de la fenêtre j’aperçois la créature qui fait demi-tour. Je cours alors vers la porte de l’auberge et je vais tambouriner dessus en hurlant à mes compagnons de sortir.  La porte s’ouvre sur Cyrielle et Tristan, alors que j’aperçois Sal’Ath atterrir dans la boue à son tour. L’aubergiste semble vouloir ne pas quitter son établissement. Je laisse à Cyrielle et Tristan le soin de se charger de lui et de sa fille alors que je file vers l’écurie pour y prendre les chevaux.

Niklauss est là. Il tente de m’interdire de prendre les chevaux qui ne m’appartiennent pas mais je l’écarte d’un mouvement de bras. Je m’empare des chevaux. J’en confie à Sal’Ath qui était juste derrière moi et nous ressortons. C’est alors que j’aperçois le corps inconscient du gamin. Mon regard se tourne lentement vers Sal’Ath mais celui-ci détourne son visage et sort avec deux chevaux pour rejoindre les autres qui peinent à faire sortir l’aubergiste. J’installe Niklauss sur le dos du cheval rapidement car il nous faut quitter les lieux au plus vite.

Dehors je rejoins es compagnons. Ils ont Gerda avec eux mais Herr Brauer a refusé de quitter son auberge et la créature s’est jetée sur lui. Nous montons en selle et nous quittons les lieux sans nous attarder. 

Une petite heure plus tard nous nous arrêtons le long de la voie principale. Nous sommes trempés. La pluie s’est enfin stoppée mais Gerda pleure. Son jeune frère est mort.
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